dimanche 10 février 2008

Ne pas dire fait écrire...

Quatre années ont passé depuis l'instigation du projet Rabaska par trois des plus grands distributeurs et transporteurs de gaz naturel au monde, Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France. Or pas un mois n'est passé sans que quelqu'un, ou quelque chose soulève une polémique d'ordre social, environnemental ou économique qui touche directement ou indirectement le projet. Ce mois-ci ne fait pas exception à la règle avec l'annonce par le Quotidien le Soleil que le gouvernement Charest refuse de rendre publics les avis sur le projet émis par certains ministères, dont celui de l’Énergie et des Ressources naturelles. Il est donc probable qu'une partie de ces avis, sinon la totalité, soient en désaccord avec certains points, ou soulèvent des interrogations. Ainsi, pensant faire taire les médias qui ne parlent que des contres du projet, puisque cela leur attire un audimat plus élevé, le Premier Ministre s'est mis le doigt dans l'oeil car à présent, l'existence de "rapports secrets" attise les mouvements anti-rabaska, qui ont repris de la vigueur hier. Ceux qui essaient de reproduire l'épisode du Suroît (en 2004 le gouvernement Charest avait dû abandonner l'idée d'une centrale thermique face aux manifestations et aux millitants devenus trop nombreux) se sont réunis sous la bannière de "Stop au méthanier", et comptent parmis leurs membres près d'une vingtaine d'organismes, parmi lesquels figurent Greenpeace, Québec Kyoto, le NPD et le Parti vert du Québec. Leurs revendications, entre autres, sont l'absence d'études et de contre-expertises sur les besoins gaziers du Québec, sur les impacts environnementaux du projet et sur ses retombées sur la santé humaine. Toutefois la plupart de leurs opinions sont contre-argumentées par des études, ou même par leurs propres membres. Ainsi on dit que la moitié des millitants de ces groupes seraient en faveur du projet, et même que lors d'une conférence de millitants en faveur de Kyoto, ceux-ci auraient affirmés que le gaz naturel est l'énergie de transition vers le développement durable. Ce à quoi viennent s'ajouter toutes les autorisations de mise en chantier des divers organismes et ministères fédéraux et provinciaux concernés, dont celles du BAPE, de la santé publique, et du gouvernement élu.
L'investissement de 840 millions $ dans la ville de Lévis pourrait avoir des retombées économiques majeures s'il est accepté. On estime que 70% des retombées seraient réalisées au Canada, dont plus de 54% au Québec seulement, ce qui implique une somme de 444 millions $, dont 234 millions $ en salaires uniquement. De plus, les emplois créés par le projet sont sans équivoques: plus de 4995 emplois, dont 73% dans le bassin de la région. Du côté social, le projet Rabaska a été conçu à l'extérieur d'une zone habitée, et ce dans un rayon de 1.5 km, ce qui correspond à la norme non seulement canadienne, mais aussi américaine et européenne. C'est sans compter également, la diminution de l'impact visuel, de la règlementation du bruit, du contrôle de l'air par des stations de mesure, de la filtration des eaux sanitaires et de la maigre augmentation de traffic maritime: 2,5 %.


Le projet Rabaska est, à mon avis, l'objet de controverse car il subsiste au Québec une crainte des investissements reliés au secteur pétrolier, et parce-qu'il existe également une volonté de changements environnementaux. Or ces changements passent par l'énergie, et le Gaz Naturel est une solution temporaire d'avenir lorsqu'il est combiné efficacement avec l'électricité. En plus de répondre à toutes les normes de construction, ce projet est socialement, environnementalement, et économiquement constitué en tous points de façon favorable à la ville de Lévis, et au Québec entier. L'ampleur médiatique négative qu'on lui a attribué n'est que le fruit de ragots de médias uniquement préoccupés par leurs cotes d'écoute ou par leur nombre de lecteurs. À force de chercher à mettre des bâtons dans les roues de tels projets, ces roues-là changent de pays, et font profiter à d'autres l'occasion unique de renforcer notre économie...


¹Source (textes et image): Projet Rabaska, www.rabaska.net
²Source: Canoë, http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2008/01/20080130-090033.html
³Source: Cyberpresse, http://www.cyberpresse.ca/article/20080210/CPOPINIONS05/80209146/-1/CPOPINIONS05op=modload&name=News&file=article&sid=410
4Source: Gaz Métro, http://www.corporatif.gazmetro.com/Corporatif/VoletEnvironnemental/fr/HTML/238_fr.aspx?culture=fr-CA

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