mercredi 13 février 2008

Pourquoi être cool passe-t-il par l'imbécilité?

Il ne fait plus aucun doute, et ce dans l'esprit de tous, que la cigarette est néfaste en tous points pour la santé humaine ainsi que pour tous les désagréments qu'elle apporte. Le nombre d'études concernant la prise de tabac ou la fumée secondaire ne se comptent plus, tellement depuis les dix dernières années, la cigarette est aux prises avec une campagne intensive de publicité négative médiatique, informationnelle et gouvernementale. Outre les images à la limite de l'indécence qui ornent désormais les paquets de cigarettes, le prix en constante hausse dû à l'imposition incroyable du gouvernement, ainsi que toutes les campagnes de sensibilisation, le Gouvernement s'est doté de la semaine officielle d'un avenir sans-tabac. C'est donc qu'il est bien disposé à faire disparaître des rayons ces produits du tabac, qui tuent un utilisateur sur deux.
Face à cela, la question à se poser est la suivante: les consommateurs, qui ont toutes les bonnes raisons du monde d'arrêter de fumer, n'arrêtent pas d'allumer pour autant. Pourquoi?
Selon le très "joualisé" site J'arrête, destiné à la promotion de l'arrêt de la consommation de la cigarette et à la déconstruction des mythes qui l'entourent, la consommation initale de tabac est motivée, chez les jeunes, par quatre facteurs principaux:

1) La curiosité: L'exemple donné par les parents, par les amis ou par les vedettes qui véhiculent une image de "parfait bonheur" parce-qu'ils ont ces 3000 cochonneries emballées dans la gueule tend l'adolescent moyen à faire de même.
2) La maturité: L'idée qu'ont les jeunes que fumer rend plus mature...
3) L'acceptation: Le désir d'être accepté par les gens importants pour eux (qui s'ils l'étaient vraiment, ne les forceraient pas à fumer)
4) Le blablabla: Soit l'idée de rebellion et d'indépendance que les compagnies de tabac utilisent pour séduire la jeunesse, en leur disant: "Essaie-le, à la place d'écouter maman et papa, et tu verras si tu aimes ça ou pas". De cette façon les jeunes essaient, et deviennent accros très vite.

De ces réponses de spécialistes gouvernementaux au nez tellement plongé dans les livres qu'ils en oublient parfois de lever la tête pour voir la situation de façon réaliste, me vient une nouvelle question. D'où donc nous vient l'attitude, et le mysticisme qui accompagne la prise de tabac? Comment se fait-il que le fait de fumer soit perçu par certain comme le signe d'une maturité plus grande, alors que c'est exactement le contraire, si l'on se fit aux chiffres?

Selon le site de la Gang allumée, les compagnies de tabac dépensent des fortunes pour que les jeunes associent leurs produits à quelque chose qui facilite les rencontres sociales et tout ce qui est agréable à faire dans la vie. La société en général en est donc venue à associer la cigarette avec tout ce qu'elle fait dans la vie de socialement positif et donc nécessairement avec les choses qu'elle aime. Bien qu'il soit interdit aux compagnies de cigarettes de faire de la publicité aujourd'hui, cette image est restée dans l'esprit moyen québécois, d'où l'idée d'être cool.

Le but de cet article n'était pas de donner une opinion négative ou positive sur la consommation de cigarette (bien qu'involontairement au fil de l'article j'ai glissé quelques subjectivités), ni même d'informer la population des dommages créés par le tabac et la nicotine. À force de voir les jeunes fumer sans raison apparente, c'était plutôt de comprendre les motifs d'un tel acte, et pourquoi, socialement parlant, fumer est toujours considéré comme cool.


¹Source (image): Images libres de droit, http://www.librededroits.com/_lores3.asp?num=1424039
²Source: J'arrête,http://www.jarrete.qc.ca/indexFlash.asp?profil=jeune
³Source: Conseil québécois sur le tabac et la santé, http://www.cqts.qc.ca/publications.html

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